A New-York on ne badine pas avec les crimes de viols, mais encore moins avec les mensonges. De deux choses l'une, ou DSK est coupable de ce qui lui est reproché et il pourrait le payer cher, ou il est victime d'une menteuse-arnaqueuse qui a allumé DSK dans la chambre. Qu'il ait accepté les avances de Madame Diallo, ça le regarde. Lui et Anne Sainclair. En la matière, l'on peut être trompé et content, à chacun (e) ses sensations. C'est pourquoi au train où vont les choses, qu'est-ce que tout cela peut faire? Il y a de très, très fortes chances pour que l'ancien directeur général du FMI sorte libre le 18 juillet prochain, à l'issue de l'audience programmée. Ainsi va la vie....
Le mieux est d'imaginer un scénario de fiction, attendu par les soutiens de DSK, puisqu'il serait, semble-t-il, la vraie victime, selon les médias, lesquels disaient le contraire depuis le 14 mai.
Voici le scénario, dans sa chronologie/
Lundi 18 juillet. DSK et Anne Sinclair pénètrent dans le tribunal de Manhattan. A l'intérieur tout est prêt. Le procureur Cyrus Vance assisté de ses substuts, donne lecture des éléments en sa possession. Les charges, d'abord, qui ont permis d'arrêter Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai dernier. Il produit les documents médicaux-légaux relevés par la brigade scientifique après les faits et ceux réalisés par les médecins de l'hôpital où fut oscultée la plaignante. Ces documents révèlent des traces ADN et des photographies, de violences, prises sur la plaignante. Le procureur évoque ensuite les versions relatées par Madame Diallo. Manifestement, elle a menti sur divers points importants: les conditions d'arrivée sur le sol des Etats-Unis et le récit d'un viol présumé. La plaignante affirmait être allé se réfugier dans un placard, alors qu'elle avait continué son travail de ménage dans une autre chambre. Les avocats de DSK prennent la parole, après le procureur. La charge est violente. L'argument déterminant est martelé par Benjamin Brafman. "Comment, Monsieur le juge, cette femme serait capable de dire la vérité sur ce qui s'est passé dans la suite de l'hôtel, alors qu'elle a menti d'un bout à l'autre dans son récit des faits. Monsieur Strauss-Khan n'a jamais prétendu qu'il n'y a pas eu de relation sexuelle, il dit seulement qu'il n'a jamais violé et brutalisé la femme de chambre. Un acte consenti par deux adultes ne regarde personne. Madame Diallo ne dit pas la vérité, je vous demande, donc, Monsieur le juge de relaxer Monsieur Strauss-Kahn".
Quelques minutes plus tard, le juge intervient. "La nature des faits qui se seraient déroulés dans la suite de l'hôtel Sofitel, n'a pas permis à la justice d'établir avec certitude que Madame Diallo a été violé. Les mensonges de cette dernière, officiellement avérés par la police, rendent ses déclarations peut crédibles. En conséquence de quoi, je déclare Monsieur Straus-Kahn non coupable des faits qui lui ont été reprochés et peut sortir libre de ce tribunal"...
DSK en a les larmes aux yeux, mais se contient. Anne Sinclair a visage en larmes. Les deux avocats serrent les mains de DSK. A l'extérieur, c'est une forêt de photographes et de caméramen....
A Paris toutes les chaines de Radios et Télés sont en boucle permanente. Les invités politiques se succèdent sur les plateaux. Le calme chez certains, la surrenchère chez d'autres. A 19h15, un communique tombe rue de Solférino. Il est signé Anne Sinclair.
Une immense injustice a frappé Dominique. Aujourd'hui il a été réhabilité. Aussi, rien ne saurait l'écarter de sa mission initiale, qui devait le porter à la primaire socialiste, qu'il aurait emporter comme vous pouvez l'imaginer. Aussi, cette mission est plus que jamais à l'ordre du jour. Chers camarades, nous seront à Paris très prochainement et Dominique s'adressera aux français pour leur annoncer sa candidature à la présidence de la République..."
Dimanche 9 octobre 2011. Le premier tour de la primaire donne DSK en tête devant François Hollande. Ségolène Royal, arrivée en 3ème position, se désiste pour DSK. Le dimanche suivant, 16 octobtre, l'ancien directeur du FMI est désigné officiellement candidat socialiste à la Présidence de la République. Les mois qui suivent sont terribles. Les deux camps se mènent une lutte au couteau....
Dimanche 22 avril 2012, 20h15. Une première estimation sérieuse donne DSK en tête de tous les candidats avec 27,7% des suffrages. Nicolas Sarkozy est 2ème avec 25,4% et Marine Le Pen 3ème avec 18,6%....
Dimanche 6 mai 2012, 20h, toute la France a les yeux rivés sur l'écran de télévision...Une voix off décompte 9 - 8 - 7 - 6- 5- 4 - 3 - 2 - 1 - 0. de l'écran noir commence à apparaitre le début d'un portrait et la voix annonce:......................est Président de la République....
Alors, Sarkozy ou DSK ?
La surpise est grande. Pleurs d'un côté, cris de joie de l'autre. La situation est ainsi. Il ne faut jamais dire jamais.
Tout cela n'est qu'un mélange de réalité et de fiction.
Commentaires