C'était lors du défilé du 14 juillet 2002. Jacques Chirac remonte les Champs-Elysées à bord de son Command Car. La foule applaudit celui qui vient d'être réélu Président de la République. Soudain, un coup de feu éclate, à peine audible. Deux badauds qui viennent de voir la scène se jettent sur un jeune homme de 25 ans. Il vient de tirer en direction de Jacques Chirac avec une carabine 22 long riffle. Aussitôt des policiers arrivent et plaquent le tireur à terre avant de l'emmener à bord d'un fourgon....
Il sera déterminé, par des experts psychiatres, que Maxime Brunerie était dans un état de déséquilibre mental, avant d'être un véritable tueur. Il est condamné à dix ans de réclusion criminelle, mais sortira après sept ans de détention avec le système de remise de peine, pour bonne conduite....Il a payé sa dette à la société.
Maxime Brunerie fut militant d'un groupuscule d'extrême-droite néonazi, par dépit, dira-t-il, plus que par conviction. Il n'empêche, son parcours le poursuit et le situe dans la catégorie des gens non fréquentables. Il a écrit un livre où il retrace sa vie d'enfant perdu qui ne trouvera sa place dans la société qu'à travers la violence exacerbée. Aujourd'hui, il tente une réinsertion avec grande difficulté. La politique le sensibilise, mais pas celle qu'il côtoya autrefois. Celle prônée par un parti démocrate et républicain. Il songe au Mouvement Démocrate de François Bayrou et propose son adhésion. Refus catégorique, prononcé par le secrétaire général du Mouvement, Marc Fresneau. Selon lui, le MoDem n'a pas vocation à réinsérer les gens. C'est à la société de le faire. Monsieur Fresneau ignore, manifestement, qu'un parti politique fait partie intégrante de la société.
Heureusement que François Bayrou dit et répète que le MoDem n'est pas un parti comme les autres. "Humaniste", insiste-t-il depuis des années. Humanité frileuse ou posture politicienne. Quel sens François Bayrou donne-t-il aux mots (et aux maux)?
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