Vernon : Emploi industriel et services publics
Hausse des loyers, de l’énergie, des transports, des fruits et légumes, tout augmente. Nous approchons les 2% de hausse des prix depuis le début de l’année.
Pendant ce temps, les salaires stagnent et la baisse du pouvoir d’achat asphyxie les familles. Mais les profits, eux, se portent bien !
C’est 186 milliards d’euros qui passent ainsi cette année de la poche des salariés à celle des actionnaires.
Une véritable relance passe par une augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux, avec un salaire minimum de 16OO euros bruts par mois.
Elle passe par un blocage des prix de l’électricité, du gaz, de l’essence et des loyers. Elle passe aussi par la création d’un impôt sur la fortune (ISF) renforcé afin que l’État maintienne et développe des emplois dans l’éducation, la santé et l’ensemble des services publics. Elle passe par une taxation des revenus financiers des entreprises et par la suppression des 30 milliards d’exonération de cotisations patronales. La création d’un pôle public bancaire permettrait que l’argent des banques serve l’emploi, notamment dans les PME, et non la spéculation financière.
Les communistes disent non aux politiques d’austérité mises en œuvre par des gouvernements sociaux-démocrates en Grèce, en Espagne ou au Portugal, pour rembourser des dettes contractées à des taux usuraires (autour de 17%) auprès de banques renflouées à coup d’argent public. Les communistes dénoncent ici les diktats de la Banque européenne et du FMI qui n’ont de cesse d’imposer ces politiques d’austérité et saluent la force de la riposte populaire.
Soutenir le peuple grec aujourd’hui, c’est agir contre le capitalisme, un système qui massacre l’emploi au nom de la rentabilité financière. De Cooper à Sealynx, de Gardy à Bosch, d’Organon à Glaxo, les drames humains se multiplient tandis que le territoire Haut-Normand est victime d’une véritable catastrophe économique.
Nous devons continuer à soutenir les propositions industrielles novatrices élaborées par les salariés de M-Real et nous assurer qu’aucune piste ne sera écartée pour que le repreneur de cette usine menacée de fermeture maintienne et développe l’emploi sur le site dans le cadre d’un véritable projet industriel.
Frappée de plein fouet par la fermeture du LRBA et la perte de 450 emplois, la Ville de Vernon doit tout mettre en œuvre pour maintenir et développer l’emploi industriel sur son territoire.
Une politique de construction de logements, par ailleurs indispensables, sans politique de développement économique et de création d’emplois, en particulier sur l’axe Seine, reviendrait à faire de notre ville une ville dortoir.
Vernon ne peut se contenter de la création du Village des Marques.
Il faut renforcer le tissu industriel vernonnais et établir en conséquence les documents d’urbanisme.
La défense et le développement des services publics comme l’hôpital, l’école ou encore les transports devraient également être au cœur des préoccupations de l’équipe municipale.
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