La bande roulement se fait de plus en plus étroite. Caméra Diagonale bénéficie, parfois, d'informations, avant leurs diffusions officielles. De nouveau, le média poursuit son investigation dans ce sens. Faut-il utiliser la forme impérative, ou conditionnelle? La crédibilité recommande la prudence, car tout événement peut être renversé à tout moment.
Il n'y a pas lieu de s'en réjouir ou s'en offusquer. Le cynisme en matière politique consisterait à souligner qu'il ne faut, surtout pas s'en offusquer, parce que c'est le retour d'un élément naturel qui s'était simplement déréglé en 2007. Faut-il incriminer François Bayrou? Pas plus! Remettre les pieds sur terre est toujours préférable à une marche sur l'eau qui finit, généralement, par une submersion fatale. Ainsi, CD a obtenu une confidence émanant d'une source des plus fiables. A vrai dire, l'exclusivité valable à l'instant, n'en sera plus une, dans quelque temps, évalué en jours ou semaines, peut-être......
Jusqu'à présent, le président du Mouvement Démocrate s'acommodait d'une réponse "nègre-blanc". La question, cependant, est plus que nette, "Si par hypothèse, il fait toujours être précautionneux, avec Bayrou vous n'arrivez pas à figurer au second tour, pour lequel des deux candidats ira votre préférence?" La réponse est toujours la même, " Je serai au second, mais si cela devait se passer différemment, je le dirai le moment venu, entre les deux tour". Outre que les français n'aiment pas signer de chèque en blanc, la réponse de François Bayrou semble vouloir cacher une réalité pourtant dûe aux électeurs avant le premier tour. Mais voilà, la vraie réponse évoquée par le président du MoDem dans des lieux privés à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes et partagé par un petit cercle, a fini par fuiter. Ainsi, dans dans son for intérieur, François Bayrou ne saurait se tourner vers Hollande, le candidat de gauche qui vient de se positionner plus franchement. Et de s'interroger sur les conséquences d'un tel ralliement. A contrario, un rapprochement avec Nicolas Sarkozy lui permettrait de ressouder la famille centriste et renforcer, ainsi, son leadership au centre-droit. En cas de victoire, il serait assuré d'un rôle prédominant. Dans l'hypothèse d'une défaite, il ne serait plus isolé et pourrait, même, revêtir les habits d'un opposant de premier plan. Voilà pour la stratégie. Côté intellectuel, François Bayrou conçoit qu'il serait plus à l'aise dans un rassemblement libéral où il pourrait faire fructifier des valeurs qu'il a toujours défendues, tout en luttant, à l'intérieur, contre des dérives droitières. En résumé, un MoDem à petits pas vers l'UMP. Ce serait tellement plus simple de le dire ouvertement.
Logos réalisés avec trucage, pour illustrer le propos.
Le jeu de l'échiquier politique est déjà commencé depuis plusisurs mois mais qui est le fou du roi, qui joue à la tour ? Attention le roi ne sera pas facile à battre mais il faudra aussi se méfier de la reine. De toute façon il y en aura qui seront échec et mat: les électeurs s'ils n'ont pas la stratégie dans la peau !
Rédigé par : zébulon | 27 janvier 2012 à 06h56
quand pourra-t-il être accepté l' idée que François Bayrou veut faire enfin évoluer le fonctionnement politique de ce pays. Il ne s' agit pas de savoir avec qui l' on s' allie mais avec qui il est possible de travailler pour l' ensemble des français, pour que ce pays sorte de l' affrontement stérile. les politiques en place à droite comme à gauche veulent que triomphe leur camp et veulent pouvoir se distribuer des postes. Et si, enfin, quelqu' un se préoccupait plus du devenir de toutes les composantes de la Nation, de l' équilibre nécessaire de l' économie , du retour à une formation qui soit parmi les meilleures et non à la traîne comme aujourd'hui,si quelqu'un était en capacité de rsstaurer la confiance pour qu' il soit possible de produire et d' exporter à partir de notre pays.Il est vrai que certains nous rejoignent, issus de l' UDF d' autrefois, d' autres les ont précédés issus de la gauche d' antan. Que sera le paysage de mai 2012? nul ne le sait mais François Bayrou essaiera jusqu' au bout de provoquer cette prise de conscience dans l' opinion : travaillons ensemble comme cela se fait dans beaucoup de communes, donnons la possibilité à tous ceux qui veulent aller de l' avant, sans considération de chapelle ,l' occasion de travailler ensemble en regardant vers l' avenir.
Rédigé par : danielle Jeanne | 27 janvier 2012 à 17h48
Quelle crédibilité pour F. Bayrou? Maintenant il se rapprocherait de la droite après avoir voulu être le Premier Ministre de Ségolène Royal?
Madame Jeanne, je suis d'accord avec vous pour le "travailler ensemble en regardant vers l'avenir", mais hélas F. Bayrou est comme les autres, ou plutôt comme beaucoup d'autres, il regarde surtout son nombril.
Rédigé par : phileace | 29 janvier 2012 à 10h46
à Phileace,
François Bayrou n'a jamais dit qu'il se rapprocherait de la droite ( et de la gauche ) et
il n'a jamais voulu être le Premier ministre de
madame Ségolène Royal, c'est vous qui le dites et vous êtes très mal informé...
Rédigé par : Gérald LONGUET | 29 janvier 2012 à 22h59
à Phileace, en complément de mon précedent
commentaire (un peu court! )
je précise que lors de l'entre deux tours en 2007, François Bayrou a refusé de rencontrer
madame Royal alors qu'un accord lui aurait donné
ce poste de Premier ministre, étant persuadé que
ni un candidat, ni l'autre ne ménerait le pays
correctement.
François Bayrou plaide encore et toujours pour un parti du centre indépendant, pour la séparation des pouvoirs, pour une restauration de la production française, ce que le Président
Sarkozy semble découvrir aujourd'hui lui qui a
exercé le pouvoir pendant presque cinq ans, il aurait pu appliquer les propositions judicieuses de F.B.
Rédigé par : Gérald LONGUET | 30 janvier 2012 à 14h02