Le refus de la Commission Nationale d'Aménagement Commercial, à l'automne, de l'implantation d'un Village de Marques, à Douains près de Vernon, n'a pas découragé McArthurGlen. Le groupe anglais et son partenaire vernonnais, ont représenté un projet moins étendu et la Commission Départementale d'Aménagement Commercial, réunie ce matin, a tranché favorablement.
Sur 14 membres de la CDAC, 10 ont voté pour le nouveau projet, 3 ont voté contre et 1 s'est abstenu. Les trois représentants qui restent opposés sont les maires de Dreux, Mantes et Evreux. Cette fois, la Commission a accepté l'ntervention des associations qui militent pour et contre le projet. Le CRI, défenseur de l'implantation et D3V , association de comerçants d'Evreux. Chacune a obtenu cinq minutes pour exposer ses arguments. La CDAC a, finalement, tranché en faveur de l'implantation.
La CAPE juge et partie?
Mais voilà, le dossier ne s'arrête pas avec cette décision. Une nouvelle fois, les opposants au projet continueront la bataille par le dépôt d'un recours devant la Commission Nationale, composée de hauts fonctionnaires, comme en novembre 2011, laquelle avait rejeté le dossier. Mais, fait nouveau, un autre recours a été déposé par les opposants devant le Tribunal Administratif de Rouen. Décision attendue, début juillet. Il fait état de la composition de la CDAC, de ce matin, où la Communauté d'Agglomération Des Portes de L'Eure (CAPE), favorable au projet, prend part au vote en sa faveur alors qu'elle serait liée par contrat avec le groupe McArthurGlen. L'association D3V demande, effectivement, comment la CAPE peut se prononcer de manière neutre alors qu'elle doit recevoir de l'argent de McArthurGlen. Si l'affirmation était avérée, c'est effectivement un problème.
En quoi le nouveau projet est différent
L'argument des promoteurs est basé sur une réduction de la surface commerciale. 16 000 m2 contre les 22 000 du premier projet. Ce qui entraine de fait une réduction des emplois, ramenés à 575 contre les 700 du projet initial. Sur la forme, l'architecture est entièrement revue pour laisser davantage de place à l'écologie et l'environnement. Les opposants avancent, eux, que rien n'a changé sur le fond. C'est toujours une place prépondérante pour l'automobile, avec son lot de pollution, alors que la tendance environnementale est aux circuits courts et aux lieux de vies dans la proximité des villes. Que les vastes parkings continueront dans l'imperméabilisation des sols, favorisant inondations et rétention d'eaux. Aussi, la Commission Nationale, qui a observé ces réalités dans sa décision, ne peut se déjuger dans un dossier n'a pas évolué, selon les opposants .
Pourtant...
La Commission Nationale d'Aménagement Commercial, n'est pas une institution figée. Devant l'accroissement permanent du chômage, sa décision pourrait évoluer. Ce n'est pas se déjuger ou manger son chapeau. La mise entre parenthèse de considérations environnemenales, pour prilégier l'emploi n'est pas à exclure.
@José
L'urbanisme commercial a évolué depuis les années 1980. Ce projet basé sur l'autoroute et les parkings date d'un autre siècle et tu as justement relevé qu'il était un crime environnemental.
Et combien d'emplois va-t-il détruire dans le commerce de l'Eure ? Combien de commerçants seront mis en difficulté, dans l'impossibilité de se moderniser, d'investir, d'embaucher ? Le commerce local est un moteur pour l'emploi, le Village des Marques va le faire caler. Mais rien n'est fait !
Rédigé par : Franck Martin | 27 juin 2012 à 17h35
@Franck Martin
Hein ?! Des commerçants qui investissent et embauchent ? Où ?
Aux Andelys, à Gaillon, à Evreux les surfaces commerciales ne diminuent pas.
À Vernon ? Les commerçants ferment sans attendre le village des marques et sont de moins en moins ouverts.
Avec le village des marques ça ne sera pas pire.
Rédigé par : William | 27 juin 2012 à 19h38
@ William
Comme tout bon "élu du village", Franck Martin cajole ses électeurs, et rien d'autre.
Qui donc oserait dire que ce type de commerce de marques concurrence le marchand de primeurs ou le poissonnier du centre ville ?
C'est idiot.
C'est même criminel de s'opposer à la création d'activités, donc d'emplois par les temps actuels.
Et cela démontre à quel point même des "élus du village" comme Franck Martin sont totalement déconnectés des réalités concrètes.
Ce qu'il y a d'encore plus ridicule dans le commentaire de Martin c'est qu'il fait exactement ce qu'il reproche à Jamet qui a bloqué l'implantation d'activités jugées "indésirables" par le grand maître Rolivalois.
Martin va-t-il intenter une action en justice contre lui-même ?
Rédigé par : Patrick ROBERT | 27 juin 2012 à 21h46
@ Patrick Robert
C'est une constante. Quoi que dise ou fasse Franck Martin, il aura toujours tort à vos yeux. Tropisme exacerbé ou fixation maladive? Un rejet définitif, de toute façon. Il serait alors vain d'essayer de vous expliquer que Martin a parfois raison, parfois tort, comme tout être humain et élu de surcroit. Avoir les qualités de ses défauts, ou les défauts de ses qualités, est ce qui lui convient le mieux.
J'ai été, souvent, étonné de ce comportement chez quelqu'un dont l'aptitude à raisonner, comme vous, avec pertinence, est manifeste dans bien des cas.
Rédigé par : José Alcala | 28 juin 2012 à 09h33
Si mes souvenirs sont bons, les magasins de ce village de marques ne vendront pas les mêmes produits que ceux qui sont proposés dans le commerce local. De plus la complémentarité est une bonne chose car si les restaurateurs, brasseries, cafés des alentours savent y faire, ils y gagneront. Maintenant reste à savoir si les commerçants veulent ouvrir aux mêmes horaires, faire jouer la concurrence avec les services différents qu'ils peuvent proposer. Le tout n'est pas de tout critiquer, ni de tout accepter mais de travailler en bonne intelligence mais surtout d'être de vrais commerces accueillants. Le village de Marque ne peut qu'apporter une remise en cause du commerce local dans son fonctionnement, son développement.
Rédigé par : zébulon | 28 juin 2012 à 11h36
Accord total avec Franck Martin. Dans l'étude d'impact, a-t-on calculé le nombre des destruction d'emplois ? A-t-on mesuré l'impact écologique du fait que la majorité des gens feront 20 kilomètres au moins pour s'y déplacer ?
Je croyais que nous avions compris qu'il fallait relocaliser. Avec ce village des "marques", nous nous en éloignions une fois de plus.
Rédigé par : Denis | 28 juin 2012 à 11h55
Etonnant la cécité de certains, le village marques prévoit de recevoir 2,5 millions de visiteurs par an, soit environ 840 000 véhicules qui stationneront sur des parkings végétalisés au milieu de 3000 arbres. Un centre commercial classique c'est entre 7 et 15 millions de visiteurs par an soit entre 3,5 et 7,5 millions de voitures par an qui viennent de 20 à 50 mn à la ronde stationner sur du maccadam avec pour seule végétation des plots en béton, des poteaux électriques et des parcs à caddies...à mon avis il y a matière à faire des histoires !
Rédigé par : Conteur de voitures | 29 juin 2012 à 18h11
@ denis.
Dites moi, vous souhaitez quoi, un village des marques dans l'Eure avec comme le dit zebulon, une complémentarité des commerçants déjà en place à faire et à étudier par eux-mêmes ou alors un centre commercial géant à 20Km du coté de mantes qui fera en sorte de faire faire au Eurois et habitants de la CAPE le voyage, en prenant leur voiture et au passage saturer l'air de Carbonne de notre campagne coupée du monde….
@ Franck martin, seriez vous prêt à couper du reste de la France, l'Eure, la Haute Normandie et la Normandie en général en étant contre tout et en particulier les infrastructures qui pourraient redonner, les moyens d'une relance économique de notre région ( attractivité commerciale, transport en commun et touristique...).
Avec vos propos nous pourrions le penser.
Rédigé par : dadoun | 02 juillet 2012 à 16h03
@ José Alcala :
A quand le retoquage devant la CNAC ?
Rédigé par : Marc | 04 juillet 2012 à 19h04